lundi 1 avril 2024

La Figure

 

Ruben Um Nyobè

Surnommé « Mpodol » c'est-à-dire le « porte-parole »  né le à Eog Makon et mort assassiné le à Libelingoï, près de Boumyebel est un militant indépendantiste et anticolonialiste camerounais Sur les traces de la vie de cette figure historique du Cameroun.

 

 Il paraît qu'une stèle à l'image du nationaliste camerounais ...

Ruben Um Nyobe est né en 1913 à Song Mpeck non loin de Boumnyébel, ville du située dans l'arrondissement de Ngog-Mapubi, à environ 70 km de Yaoundé. Le Cameroun est alors encore sous occupation allemande, mais se trouve partagé après la première guerre mondiale entre la France et le Royaume Uni. Il s’engage à la fin des années 1930 dans la Jeunesse camerounaise française (JeuCaFra), une organisation mise sur pied par l’administration française pour contrecarrer la propagande nazie.En , à Douala, des colons ouvrent le feu sur une manifestation de grévistes la faisant dégénérer en émeute. Les affrontements s'étendent et un avion sera même utilisé pour mitrailler les émeutiers. Officiellement, selon les autorités coloniales, le bilan serait de 8 morts et 20 blessés, mais selon l'historien Richard Joseph, ce bilan serait très inférieur à la réalité et les morts se compteraient en dizaines. La répression qui s'ensuit contre l'USCC et ses dirigeants Soulier et Moumé Etia, conduit une nouvelle génération de militants à en assumer la direction. Um Nyobè devient le secrétaire général du syndicat en 1947.

Un partisan du vivre ensemble

Um Nyobè s'oppose au tribalisme et à son instrumentalisation par le colonialisme comme facteur de division il dit donc  : « une telle situation nous impose de rompre avec un tribalisme périmé et un régionalisme rétrograde qui, à l'heure actuelle comme dans l'avenir, représentent un réel danger pour l'épanouissement de cette nation camerounaise »

Ses batailles à l’ONU

Ruben Um Nyobè plaçait la réunification en dehors de l’indépendance. Il estimait que l'unification, étant un prérequis à l’indépendance, devait se produire bien avant cette dernière. Il déclara ainsi dans son discours devant la 4e Commission de tutelle de l'Assemblée générale de l'ONU au mois de  : « il est question de demander à l'organisation des Nations unies de trouver de véritables solutions qui permettront aux Camerounais d'accéder à leur indépendance dans un avenir raisonnable, c'est- à-dire le plus proche possible. Et nous sommes modérés dans notre action. Nous ne demandons pas d'indépendance immédiate. Nous demandons l'unification immédiate de notre pays et la fixation d'un délai pour l'indépendance »

Le maquisard

Au lendemain des élections du , selon certaines rumeurs, pierre Messmer aurait suggéré l’organisation d’une élection partielle, tout spécialement pour Ruben Um Nyobè, afin de l’intégrer l'assemblée législative du Cameroun. Um Nyobè fait alors savoir, ne sachant cependant si la rumeur dit vrai, qu'il lui est impossible d'accepter cette offre tant que #l'UPC n'aura pas été légalisé, qu'une amnistie complète ne soit votée et qu'un comité national ne soit installée pour assurer la transition vers l'indépendance.

 

Claude Ikito

 

 

 

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